13 novembre 2017

Rencontre autour des derniers livres de Bernard Palacios et Françoise Renaud

Bernard et Francoise-web

La bibliothèque de Saint-Laurent-le-Minier propose une rencontre le samedi 18 novembre autour des derniers ouvrages de Bernard Palacios et Françoise Renaud.

Entre ces deux là, coule une rivière, un petit ruisseau tranquille glissant entre les saules, les figuiers sauvages et le chant des grenouilles. Parfois, au gré des caprices du ciel, le ruisseau se réveille et gronde en avalant les herbes et les roches sur son passage.

Si Bernard et Françoise ont tout deux le goût pour l'écriture, ils ont aussi ce ruisseau en partage, une source d'inspiration onirique pour l'un, source d'effroi et de renouveau pour l'autre.

Ainsi, dans “Comment je suis devenu un âne”, l'on peut aisément imaginer que les créatures poétiques et fantasques de Bernard sortent tout droit de cette vallée animée par les visites des bêtes de la colline qui viennent s'y abreuver. Et quand son écriture, libérée de toute entrave, l'amène au-delà de son pays de pierre et d'eau, il se délecte à nous servir un florilège d'histoires à dormir debout.

Le dernier livre de Françoise “Retrouver le goût des fleurs” raconte la recherche d'une vie plus vraie, plus proche de l'essentiel, “pour mieux observer les choses du monde”, une quête mise à mal en septembre 2014 lorsque les éléments se sont déchaînés pour modifier à jamais le paysage, puis la confiance revenue, l'envie de poursuivre et de reconstruire jusqu'à retrouver le goût des fleurs.

Ils nous convient tous deux à une rencontre avec des moments de lecture et des projections de petits films suivis d'une dédicace de leur livre le samedi 18 novembre à 17h salle Roger Delenne.

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10 janvier 2015

Appel aux bénévoles pour une journée nettoyage de rivières

web-nettoyage de rivière-daniel favasDes bénévoles ont commencé le travail dès le début de l'automne. (photo Daniel Favas)

L'association Résurgencia TDB organise une journée de nettoyage des rivières du village et appelle toutes les bonnes volontés à rejoindre ce chantier programmé pour le dimanche 18 janvier.

Le but de cette journée est de débarrasser la Crenze et le Naduel des débris de plastiques et de ferrailles abandonnés par la crue de septembre. D'autres chantiers de nettoyages seront possibles en fonction du nombre de participants.

Organisation :

Deux séances de nettoyage sont prévues : 9h30 à 12h et/ou 13h30 à 16h.

Les bénévoles sont invités à se présenter le jour J au parking de la cascade à 9h30 ou à 13h30 selon le créneau choisi. L'équipe organisatrice les y attendra pour la répartition des groupes.

Chacun viendra avec ses bottes et vêtements de travail chauds.
Les gants et sacs de ramassage seront prêtés par l'association.
Pour midi, des boissons chaudes et collations seront offertes dans une ambiance conviviale.

Inscriptions recommandées par téléphone au 06 02 22 61 36 ou par mail à : association.resurgencia@gmail.com en précisant le créneau horaire choisi.

Journée annulée en cas de pluie.

Les propriétaires de bord de rivière qui ne souhaitent pas que l'association nettoie leur propriété sont priés de se faire connaître au 06 02 22 61 36.

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18 septembre 2014

Le village dévasté en état de choc

DSCN71031-800x494Saint-Laurent-le-Minier après les inondations. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Depuis 24h, le village de Saint-Laurent-le-minier est plongé dans un scénario catastrophe sans précédent. L’épisode cévenol a transformé son paysage, coincé entre deux rivières calmes, la Crenze et le Naduel, qui ont littéralement explosé hier soir. Un homme est toujours porté disparu.

En arrivant sur les lieux, c’est un paysage de désolation qui s’offre à nous. La route D 110 qui mène jusqu’au village en passant par Ganges est barrée au public sur 500 mètres, éventrée à plusieurs endroits, menaçant à tout moment de s’effondrer. Le pont traversant la Vis donne un spectacle des plus apocalyptiques. Il est environ 14h, les crues commencent pourtant à reculer mais elles ont laissé des traces qui ne trompent pas : troncs d’arbres déracinés qui s’entassent, véhicules à la verticale bloqués sous le pont, sols instables. Toutes les précautions sont à prendre pour atteindre le village situé à 500 mètres du premier pont. Sur place, les habitants ne sont déjà plus dans la constatation, ils sont passés à l’action et à la débrouille. Certains évacuent la boue de l’intérieur de leurs maisons avec des seaux, des pelles, d’autres trient le peu de matériel hi-fi récupérable. C’est l’entraide, la solidarité, et parfois l’humour qui permettent à tous de ne pas sombrer. Il faut dire qu’hier, en fin d’après midi, les plus observateurs n’étaient pas à la fête. “Je suis descendu faire des courses à Ganges, et en rentrant chez moi j’ai vu l’eau monter petit à petit. Elle a atteint les fenêtres tellement rapidement que l’on a à peine eu le temps de se réfugier à l’étage au dessus, chez la voisine” nous raconte Djerari Sadock. A l’intérieur de sa maison, plus rien. L’eau est montée à plus d’un mètre de hauteur, dévastant toutes ses affaires personnels, dont il a récupéré les restes devant sa porte. “On ne pourra plus habiter ici” ajoute-il, l’air dépité. Juste à côté, les voisins avaient anticipé le coup et s’étaient réfugiés chez des amis. Le lendemain matin, ils ouvrent leur appartement et constatent l’étendue des dégâts. Le sol du salon s’est littéralement soulevé d’un mètre.

montage-1Abis-800x337-1Saint-Laurent-le-Minier après les inondations. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Une odeur insoutenable de gazole dans le village

La rue étroite qui longe le village est, elle aussi, éventrée. Les habitants s’y croisent, affrontent la boue, font l’état des lieux chez l’un, puis chez les autres. Le temps des lamentations est passé, c’est un drame commun qu’ils partagent et qu’ils affrontent ensemble. “Heureusement qu’il y a de l’entraide, on a besoin de bras” plaisante Pierre, 76 ans. Ce matin, sa première surprise fût de descendre dans son garage et de constater que l’eau avait fait monter sa voiture au plafond. “Je ne me souviens même plus à quelle heure c’est arrivé, je n’avais plus de montre, plus rien, et c’est allé trop vite” dévoile Pierre. Dans le village, une épaisse odeur de gazole vient accentuer l’atmosphère morose. Pour cause, la plupart des habitants de Saint-Laurent-le-Minier possèdent une cave en sous-sol et y entreposent d’importantes réserves de gazole, on ne trouve de stations-service qu’à plusieurs kilomètres d’ici. Des centaines de litres sont donc partis dans les eaux, dont une cuve contenant quasiment 300 litres. Si certains habitants ont encore des difficultés à s’exprimer sur ce qu’ils ont vécu, d’autres ont besoin de communiquer, pour conjurer le sort. “Je ne suis pas d’ici, j’habite à Ganges. J’étais au téléphone avec une amie, elle s’est mise à crier. Une vague d’eau dévalait sa rue, on est donc venu jusqu’ici pour l’aider, on a failli se noyer sur la route” nous confie Lorraine Causse, 23 ans. Quelques-uns de ces riverains ont entendu un appel au secours, au moment où les eaux envahissent le village. Certains ont même aperçu un homme se faire emporter, mais personne n’a pu intervenir, prisonniers des deux courants d’eau devenus incontrôlables. “Il garait sa voiture, c’était un vieux monsieur qui avait des difficultés à marcher” nous confie l’un de ces témoins, complétement abattu.

DSCN7111-800x600Saint-Laurent-le-Minier après les inondations. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Les arbres entassés sous le pont ont fait barrage

Plus loin, dans la même rue, des habitants se ruent pour observer le bulldozer qui tente de dégager l’un des nombreux petits ponts qui coupent le village en deux. Un villageois nous confie que ces ponts venaient à peine d’être restauré. Un bon nombre d’entre eux sont détruits, tout comme l’école primaire qui a été rasé. Il n’aura fallu que 20 minutes pour que l’eau monte de cinq mètres, et atteignent à certains endroits du village deux mètres. Un habitant retrouvera sa voiture presque un kilomètre plus loin. Ce sont des arbres et des débris entassés sous les ponts, faisant office de barrage, qui ont favorisé la montée des eaux. Une fois l’effet bouchon résorbé, l’eau est redescendue aussi vite, emportant tout sur son passage.

Pas moins de 124 pompiers gardois ont été mobilisés à Saint-Laurent-le-Minier toute la journée pour des opérations de mise en sécurité, de déblayage et de pompage. En fin d’après-midi, les recherches concernant l’homme disparu ont continué avec l’aide d’un hélicoptère, jusqu’à la tombée de la nuit. Les recherches reprendront demain matin.

Baptiste Manzinali / Objectif Gard

DSCN7106-800x600Saint-Laurent-le-Minier après les inondations. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

DSCN7160-800x600Saint-Laurent-le-Minier après les inondations. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

DSCN7125-800x600Saint-Laurent-le-Minier après les inondations. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

DSCN7150-800x600Saint-Laurent-le-Minier après les inondations. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

DSCN7105-800x600Saint-Laurent-le-Minier après les inondations. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

DSCN7095-800x600Saint-Laurent-le-Minier après les inondations. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

 

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