08 février 2018

Le chemin du Salet réaménagé

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Il y avait une belle animation ce dimanche 28 janvier, sur le chemin du Salet. Et pour cause, une équipe de jardiniers motivés avait répondu à l’appel de Fred et Amandine pour le chantier participatif de plantation sur ce sentier de découverte, classé comme chemin de petite randonnée balisé en jaune.

Quelques jours plus tôt, les employés de la mairie, Yves et Ghislain, avaient travaillé et nettoyé le terrain puis préparé les trous pour recevoir les jeunes arbres.

Amandine et Fred avaient soigneusement sélectionné une composition variée d’arbres et arbustes qui formeront une belle clôture naturelle, entre le nouveau tracé du chemin et la rivière, tout en favorisant la biodiversité locale. Cette nouvelle végétation contribuera à la préservation des oiseaux et de la faune en leur offrant gîte et nourriture.

Le jour J, dès 10 h 30, les participants se sont retrouvés sur le terrain pour découvrir le travail à réaliser, et répartir les plants suivant le plan établi en amont.

À midi, c’était l’heure du pique-nique, suivi par le pain d’épice et les meringues préparés et offerts par l’association Gourgoulidou. Les futurs panneaux pédagogiques, financés par l’association Resurgéncia, et qui orneront le chemin ont été présentés. Les arbres ont été achetés, grâce à la cagnotte alimentée par les villageois, lors de la dernière fête de l’école. L’école était bien représentée, lors de cette journée, puisque plusieurs enfants accompagnés de leurs parents étaient présents. Le plus jeune, du haut de ses 4 ans, était le plus impatient de se mettre au travail !

Après la pause, Amandine a donné les instructions pour effectuer les plantations selon les règles de l’art. Puis tous se sont mis à l’ouvrage pour installer les tilleuls, ginkgo biloba, micocoulier, mûrier noir, sureau, cormier, saule des vanniers, arbre à faisan, amandier, kaki, arbousier, berberis, acacia de Sibérie, érable champêtre, aubépine, noisetiers, cornouillers, saule des vanniers, pommier sauvage, et bien d’autres, chaque arbre étant désormais identifié grâce à de grosses pierres peintes à leur nom.

Une journée bien remplie qui s’est achevée avant que le soleil ne disparaisse derrière la montagne. Tout le monde était bien fatigué et l’on peut parier qu’il y aura demain quelques courbatures.

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05 juin 2017

Un village gardois dans l’attente de l’extension de plantes dépolluantes

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Une expérimentation sur les anciens sites d'extraction de zinc et de plomb de Saint-Laurent-le-Minier.

À Saint-Laurent-le-Minier, la population a d'autres soucis. Le village a encore du mal à se relever des inondations de septembre 2014, qui ont ravagé ce village gardois de 370 âmes. Les voiries défoncées, les ponts détruits en livrent témoignage. L'ancienne cité minière, où l'on a extrait, jusqu'en 1991, plomb et zinc, porte d'autres stigmates. Des hectares de terres nues, contaminées... Et toute cette poussière chargée de métaux lourds exposée aux quatre vents et rejoint le sable de la rivière Vis prisée par les estivants.

Le début d'une grande aventure scientifique

Pour la directrice de ChimEco, Claude Grison, la petite commune cévenole a agi comme un puissant révélateur. "En 2008, quatre étudiants sont venus me voir pour un projet de concours, raconte-t-elle. Il cherchait des plantes dépolluantes..." C'est ainsi que la scientifique découvre non loin de Montpellier une première plante, le tabouret bleu (Noccaea caerulescens) et puis une deuxième, la vulnéraire (Anthyllis vulneraria) et enfin une troisième, l'Iberis Intermedia : elles poussent sur les terres contaminées, brûlées par les métaux lourds, des anciens sites d'extraction de Saint-Laurent-le-Minier. "Ces plantes étaient décrites mais leurs propriétés pas bien établies", explique Claude Grison.

Leurs propriétés ? Elles extraient du sol et stockent les métaux lourds tels que le zinc, le fer, le cadmium et le plomb. C'est le déclic pour la scientifique, le début d'une grande aventure scientifique qui se poursuit aujourd'hui avec ChimEco, créé il y a trois ans. Une expérimentation est à l'époque lancée sur l'un des deux principaux sites miniers, les Avinières, propriété de la commune (le deuxième, les Malines, fermé en 1991, est toujours sous la responsabilité de la société Recilex). 50 000 plants de tabouret bleu et de vulnéraire sont mis en terre sur 5 000 m². La photographie ci-contre date de 2014, et montre l'expérimentation à son pic de réussite.

Un projet d'extension sur les 9 hectares à traiter

Las, depuis, les choses n'ont plus évolué, plutôt régressé même, les terres expérimentées ayant été livrées à elles-mêmes... Au village, on s'impatiente. Car un projet d'extension du projet sur les 9 hectares à traiter, porté par l'Ademe, doit voir le jour. "Oui, cela tarde, confirme ainsi Daniel Favas, adjoint au maire en charge du dossier. Mais bon, l'Ademe a lancé des études en 2016, pour des travaux de restauration prévus pour commencer en 2018." En théorie, explique l'élu, le relief doit être remodelé, un mur d'enceinte remis en état et surtout des milliers de plantes semées. Lesquelles auront au moins la vertu de fixer les sols, "réduire les envols de poussières de métaux lourds", souligne Daniel Favas. Si le projet voit bien le jour.

RICHARD BOUDES pour Midi Libre

Plantes dépolluantes, le laboChimEco innove pour la planète

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Alors que débute la Semaine européenne du développement durable, gros plan sur une équipe de chercheurs montpelliérains qui développe une solution écologique pour extraire les métaux lourds des sols et des effluents.

C'est une success-story de la recherche montpelliéraine. Le laboratoire ChimEco collectionne prix, médailles et brevets innovants. Et sa notoriété dépasse nos frontières dans sa spécialité, la chimie verte.

Cette équipe de treize chercheurs, installée sur le parc Euromédecine et placée sous la double tutelle du CNRS et de l'Université de Montpellier, n'a eu de cesse ces dernières années de démontrer les formidables propriétés de certaines plantes pour dépolluer les sols et les effluents contaminés par des métaux lourds. Cadmium, aluminium, fer, manganèse, cuivre, zinc ou nickel... Ces reliquats de l'industrie chimique, de la métallurgie, ou encore des sites miniers qui sont voués à persister jusqu'à la fin des temps dans l'environnement, avec un fort pouvoir de nuisance sanitaire.

Platine et palladium

Une fatalité à laquelle Claude Grison, directrice de ChimEco et initiatrice de cette démarche inscrite dans une logique de développement durable, ne se résigne pas. “Notre laboratoire est unique au monde, assure-t-elle, il met les plantes au service de la chimie verte.” De conférences sous toutes les latitudes en expérimentations sur des terrains contaminés du monde entier, elle prêche l'extraordinaire pouvoir des “plantes hyperaccumulatrices”. Et la pertinence ensuite de recycler ces métaux dont les ressources mondiales de certains s'épuisent. Car ChimEco a mis au point la technique qui permet de transformer les anciens polluants stockés dans les plantes en “écocatalyseurs” au service de nombre de domaines de l'industrie chimique.

Le projet ambitieux de Claude Grison est né dans le Gard à la fin des années 2000, sur les anciens sites d'extraction de zinc et de plomb de Saint-Laurent-le-Minier. Claude Grison identifie alors les propriétés de trois plantes locales qui survivent sur “des sols aux concentrations en métaux lourds 500 à 800 fois supérieures aux normes autorisées...” (lire ci-dessous). Depuis, son équipe a fait valoir son expertise en Chine et en Sardaigne pour le zinc, au Gabon (manganèse), en Crète (nickel)... Mais c'est surtout en Nouvelle-Calédonie que ChimEco a trouvé son meilleur terrain d'expression. L'archipel est réputé pour sa formidable biodiversité mais son environnement connaît aussi les lourds dommages causés par l'extraction du nickel. “Nous utilisons des plantes et des arbres endémiques qui poussent sur des sites très pollués, explique Claude Grison. Nous en avons planté sur six hectares, elles permettent déjà de fixer les terres. C'est de l'expérimentation à grande échelle.” Un début, les surfaces dégradées couvrant 30 000 hectares...

ChimEco compte aujourd'hui une dizaine de partenaires industriels (comme Eramet en Nouvelle-Calédonie) et le labo vert pourrait bien décrocher le pompon sur de nouveaux supports : les effluents industriels chargés en métaux précieux, tel le platine et le palladium. Les recycler représente des enjeux importants. “Nous développons des collaborations industrielles confidentielles”, consent seulement à en dire la directrice de ChimEco.

RICHARD BOUDES pour Midi Libre

25 mai 2017

Grand week-end d'inventaire naturaliste

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Les associations Goupil Connexion et Gard Nature organisent un week-end de prospection et d'inventaire naturaliste ouvert à tous sur le plan haut des Malines à Saint-Laurent-le-Minier les 27 et 28 mai. L’objectif de cette sortie est de prendre plaisir à observer et identifier la faune et la flore.

Au programme :

Samedi 27 mai
• 10h30 : rendez-vous sur le parking des chasseurs à l'entrée du village.
• 10h45 : départ vers le site pour une première visite.
• 13h : repas tiré du sac.
• 14h : reprise des prospections.
• 18h : retour à la salle Roger Delenne pour un point sur les observations.
• 22h : retour sur site pour observer chauves-souris, papillons et autres nocturnes.

Dimanche 28 mai
• 9h : petit déjeuner au gîte offert par Gard Nature.
• 10h : reprise des prospections.
• 13h : repas tiré du sac.
• 14h : dernier tour du site.
• 16h : retour salle Roger Delenne pour le bilan.

Possibilité de ne venir qu'aux rendez-vous de bilan à la salle Roger Delenne.

Informations pratiques
Sortie gratuite.
Matériel recommandé : appareil photo, filets, boîtes loupes, livres d’identification, vêtements chauds pour la soirée.
Si vous nous venez uniquement dimanche, contacter Fred pour lieu de RDV.
Inscription avant le 23 mai par mail : contact@gard-nature.com, tél Fred 06 02 22 61 36 ou Jean-Laurent 06 19 16 06 96