15 septembre 2013

Délit de Façades incarne le mythe d’Orphée

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Comment recréer sur une place publique le mythe d’Orphée, poète et musicien si doué qu’il charmait, dit-on, même les bêtes sauvages et qui descendit aux enfers rechercher sa jeune épouse Eurydice mortellement blessée le jour de ses noces ?

Comment restituer ce voyage initiatique ?

C’est par une riche mise en scène inventive et règlée au cordeau qui abolit tout réalisme pour faire du plateau l’espace d’un rêve que la Compagnie Délit de façade relève brillamment le défi.

La transposition – particulièrement intelligente - d’Orphée en rock star, référence absolue de l’adoration du public donne au héros de légende une nouvelle figure contemporaine mais également magique.

Le passage du monde des vivants à celui des morts se fait par le basculement du regard vers les fenêtres de la façade symbolisant les Enfers et par la transformation des personnages de chair et d’os en marionnettes, fantômes articulés.

Spectacle captivant où l’on passe de la danse d’imprécation d’Orphée essayant de charmer Charon - le passeur des morts - à sa danse infernale à la recherche d’Eurydice dans un labyrinthe truffé de pièges tendus par les démons.

Officiants rigoureux d’un rite immuable, les manipulateurs, remarquables de dextérité, nous offrent un visuel au rythme soutenu entre lumière et obscurité entre la vie et la mort suivie de son cortège de monstres.

Avec le chant comme fil d’Ariane tout se lie : le lamento magnifique nous conduit dans le monde onirique de la quête d’Orphée qui doit vaincre les monstres après avoir convaincu le Nocher des enfers de le laisser entrer dans le royaume des morts.

La poétique du spectacle se retrouve dans le dénouement qui reprend la même grammaire : la correspondance entre l’homme et son double, le chant d’amour et le chant de la douleur.

Le charme du spectacle qui marie l’onirisme et le réel est tout entier dans cette oscillation entre ces deux mondes.

La conclusion tragique nous renvoie à notre condition de mortels soumis au bon vouloir et à l’intransigeance  des dieux qui gagnent toujours contre l’Amour et la Poésie.

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13 septembre 2013

Avec sa nouvelle création, Délit de façades ouvre la saison de l'Albarède

web-Agathe Arnal et le danseur Javän G

Au commencement, Agathe Arnal avait imaginé sur la place publique de son village une maison habitée par des marionnettes. Depuis ce jour, dix années d’exploration se sont écoulées, permettant à la compagnie saint-laurentaise Délit de Façades, d’inventer son propre langage, d’élaborer et de maîtriser son outil de travail, de défendre son originalité et sa place dans la rue.

Par une écriture purement visuelle et musicale, sans texte, chargée d’images symboliques fortes et d’émotions puissantes Délit de façades fait ressurgir le mythe d’Orphée dans le théâtre de nos façades. “Orphée ce génie de la musique, qui réussit à envoûter le monde des morts par la pureté de son chant, échoua à faire revenir celle qu’il aimait. Un immeuble aux fenêtres murées devient le royaume des enfers où un certain Orphée partira en quête d’une certaine Eurydice. Ici, transposé dans notre modernité, il revit son exploit, encore et toujours en quête d’immortalité.”

Si la compagnie Délit de façade bénéficie d'un public fidèle dans la région, cette fois les surprises seront au rendez-vous, tant au niveau de la mise en scène que de par l'étoffement de l'équipe ou encore par le son fabriqué en direct, “sur le bitume, pour se confronter à la foule comme dans un concert de rock”.

L'on peut augurer déjà que l'assistance ne restera pas indifférente au spectacle et que les images, les lumières et la musique proposées marqueront leur mémoire.

L'Avant-Première se fera le vendredi 13 septembre à 21h30, place Fabre d'Olivet à Ganges, en ouverture de la saison du Théâtre Albarède, dans le cadre de la saison régionale Label Rue, en partenariat avec Eurek’Art-Label Rue.

La Première sera présentée au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières les vendredi 27 et samedi 28 septembre.

web-Le danseur et sa marionette

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26 mai 2013

La mairie occupée toute une semaine par la compagnie "Délit de façade"

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Pendant toute la semaine passée, les passants qui empruntaient le pont de l'école ou qui se garaient à proximité de la mairie ont pu surprendre des sons et personnages bien intrigants.

C'est parce que la mairie prêtait ses locaux et sa façade à la compagnie saint-laurentaise "Délit de façade" qui a profité des lieux pour réaliser les premiers essais en extérieur du nouveau spectacle Orphée.

Un premier filage, notamment pour les marionnettes géantes même si elles ne sont pas encore complètement achevées.

Les musiciens occupaient la place, la musique et le chant se faisant en direct, ici, pas d'enregistrement hormis pour la projection d'un film d'animation dont les essais se feront plus tard et probablement aussi au village.

Ces étapes de travail en extérieur ont leur importance pour Agathe qui travaille à la direction artistique et à la mise en scène de ce spectacle. "On voit tout ce qui reste encore à faire !"

Ce samedi après-midi, malgré le froid et le vent ambiants, un petit public était présent pour assister à une de ses répétitions, les yeux rivés aux fenêtres d'où surgissaient des marionnettes et masques dramatiques pendant qu'au pied du bâtiment évoluait le danseur. Une première pour la compagnie Délit de façade qui sort du cadre des fenêtres pour faire vivre le spectacle au plus près du public.

Et même si ce n’est encore qu’une étape de travail, le spectacle envoûte déjà le public présent comme son personnage principal, Orphée, génie de la musique, qui réussit à envoûter le monde des morts par la pureté de son chant.

Rappel des dates à venir :
- 5 et 6 juillet sortie de résidence au cratère Surface à Alès
- du 26 août au 13 septembre résidence et avant première à Ganges
- vendredi 27 et samedi 28 septembre, festival Mondial de la marionnette à Charleville Mézières

Infos : diffusion@delitdefacade.com

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09 mars 2013

Délit de façade s'attaque au mythe d'Orphée

Les saint laurentais pour blogAntoine Picard, Romain Duverne, Agathe Arnal, Dominique Gazaix, Stéphane Garcin et Vincent Fébrinon, les saint-laurentais de Délit de Façades.

Après des années "d'Autrement dit" et de "Menus Larcins", Délit de façade, la compagnie gardoise célèbre pour ses marionnettes et son art de donner vie aux façades d’immeubles, change de cible et s'attaque désormais au mythe d'Orphée à travers un spectacle mêlant art de la marionnette, danse, musique live et cinéma d’animation.

Dans la tradition de Délit de façade, Orphée reste un spectacle de rue, de façade et de marionnettes pour un danseur, trois musiciens  et cinq marionnettistes pour au total une dizaine de marionnettes.

Ce sont sept Saint-Laurentais qui œuvrent parmi une vingtaine d’autres collaborateurs pour mener à bien cette nouvelle création : Agathe Arnal, directrice artistique ; Romain Duverne, directeur visuel et créateur des marionnettes ; Dominique Gazaix, musicien et chanteur ; Stéphane Garcin, créateur lumière ; Vincent Fébrinon, régisseur général ; Antoine Picard, constructeur et Christelle Ginanneschi qui a apporté sa contribution à la fabrication d’accessoires de scène.

Après une semaine en février au Théâtre Albarère à Ganges, Délit de Façade a entamé une nouvelle série de résidences, parsemées de quelques présentations publiques. Ces “sorties de résidences” offrent à chaque fois au public la possibilité de découvrir l’avancement des travaux à chaque étape de la création. 

Vendredi 8 mars, la compagnie terminait une étape de travail à la Filature du Mazel à Notre Dame de la Rouvière et a présenté une partie du spectacle dans une répétition publique, suivie d’un pot au cours duquel le public a pu échanger avec les artistes.

D’autres résidences et présentations sont programmées pour les prochaines étapes de cette création :
- du 11 au 17 mars à L'Atelline à Villeneuve-les-Maguelone
- du 27 mars au 7 avril à l'Entresort/Salle Rive Gauche avec Furies Chalons : présentation d'étape de travail jeudi 4 avril 18h à la Salle Rive Gauche.
- du 13 au 18 mai au Théâtre Albarède à Ganges
- du 20 au 25 mai à La Grand-Combe - présentation d'étape de travail samedi 25 mai en soirée, en partenariat avec la CC Gd-Combe, Eurék'ARt et Le Cratère ScenenationaleAlès
- du lundi 26 août au vendredi 13 septembre 2013 et le vendredi 13 septembre 2013 qui sera un grand rendez-vous pour l'avant-première à Ganges pour l'ouverture du Théâtre Albarède.

Infos : contactez diffusion@delitdefacade.com

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02 décembre 2011

“Délit de Façade” sort de ses murs

Irène

La joyeuse équipe de la compagnie saint-laurentaise “Délit de Façade” se retrouve régulièrement au village pour la création de ses spectacles drôles et impertinents qui l’ont rendue populaire en France comme à l’étranger. Né en 2000 à Saint-Laurent-le-Minier lors du “Festival des Marmolades”, leur premier spectacle a été joué plus de cent fois dans les plus grands festivals de théâtre de rue européen et depuis, le travail de la compagnie “Délit de Façade” a été traduit en déjà sept langues.

Une fois encore, ils vont ressortir leurs marionnettes pour les faire vivre aux fenêtres du Vigan dans le cadre de la Saison culturelle de la Communauté de Communes du Pays Viganais. La compagnie “Délit de Façade” présentera ses “Menus Larcins” aux fenêtres du Château d’Assas et de la médiathèque, rue des Barris au Vigan le samedi 10 décembre à 15h30 et 18 heures. Ce spectacle est soutenu par la Communauté de Communes du Pays Viganais et le Conseil Général du Gard.

“Menus larcins” met en scène des marionnettes aux fenêtres de vraies maisons. Les fenêtres : ces lieux de passage de regards et d’émotions, à la frontière entre espace privé et espace public, y deviennent castelets, lieux de théâtre, de comédie et de rêverie.

“Menus Larcins” parle, dans un langage visuel, burlesque et surréaliste, cartoon et grinçant, de désir et de solitude, de fantômes et de monstres, d’amour et de soif d’évasion. Tout en évoquant ce qui nous touche au plus profond, son écriture humoristique plaît aux plus petits, séduits par son esprit et son esthétique BD et dessin animé.

Après cette représentation gardoise, toute l’équipe saint-laurentaise repartira sur les routes pour de nouveaux spectacles : le samedi 17 décembre 2011 à Moirans-en-Montagne (Franche-Comté, 39) et le samedi 7 janvier 2012 à Kingersheim (Alsace, 68)

Forte de ses bientôt 10 ans d’expérience, la compagnie développe son implantation gardoise et languedocienne par des actions culturelles autour de la création et la manipulation de marionnettes, de la parole, du chant, du slam et de la musique dans leurs liens avec la marionnette. Et elle souhaite relever avec sa prochaine création un nouveau défi : quitter les fenêtres et descendre dans la rue...

Toutes les infos : http://delitdefacade.eklablog.com